Ode à tout l’équipage…
Nous partîmes à six, du port de La Turballe,
A bord de Cumbassa, voilier vif et vaillant,
Commandé par Jean-Yves, attentif et Jovial,
Épaulé par Philippe, Second aux mains d’argent.

De la destination se posa la question :
De Houat ou de Hoëdic, sur quelle île aborder ?
Martine la prudente, sur la seconde idée
Jeta son dévolu… On lui répondit « non » !

Le vent nous portait bien, la mer était clémente,
Mais l’île était lointaine et ce fut à quinze heures
Qu’enfin de Raphaël, nous pûmes langues pendantes,
Déguster le bon plat qui fit notre bonheur !

L’heure avançait pourtant, il fallait repartir,
sous un vent mollissant, ordonné par Éole ;
Bientôt la nuit tombante fit le ciel s’assombrir,
Au loin se devinaient les lumières-boussoles.

A trois nœuds de vitesse, nous voguions en silence,
Espérant ardemment l’opportune risée,
Mais les Dieux en avaient autrement décidé,
Lointain était encore le visage de l’Anse !

Enfin la zone verte apparut à nos yeux,
On replia les voiles, parés à la manœuvre ;
Nous entrâmes au port en marins valeureux,
L’accostage, dit-on, fut un sacré chef-d’œuvre !
Ainsi vinrent s’attabler les joyeux compagnons,
Trinquant au crépuscule de cette jolie journée,
Couverts à la main et les dents aiguisées,
Prêts à se régaler du Bœuf Bourguignon.
La nuit fut sans ronfleur, le matin s’éveillait,
Il fallut nous armer d’éponges ruisselantes,
A ce jeu nul n’égale Florence la Vaillante,
Et bientôt Cumbassa de toute part brillait.
Puis ce furent les adieux, toujours un peu moroses,
Après ces bons moments joyeusement partagés,
Mais c’est la loi du Temps, toujours maître des choses,
De nous botter le train pour nous faire avancer !

Ainsi prend fin cette Ode, je la sais un peu longue,
Vous me pardonnerez ces vers de mirliton,
Je voulais toutefois lui donner un p’tit nom,
Si vous le voulez bien : ce sera « Cumba-song » !

